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Les attaques physiques

lundi 20 avril 2026, par Libre

Les attaques physiques concernent la première couche OSI. Il y a deux types d’attaques physiques (dont les circuits logiques et les transistors sont les cibles) :

  • les attaques par observation
  • les attaques par injection de fautes.

Les attaques par observation appelées aussi parfois attaques par canaux auxiliaires (SCA [1] en anglais) se base sur l’observation du circuit pendant l’exécution des calculs. L’attaque la plus répandue est l’attaque temporelle. Elle consiste à mesurer le temps d’exécution d’un algorithme afin d’en déduire de l’information. Par exemple, l’attaque par arrachage d’une carte de crédit était une des premières attaques de ce type. Elle exploitait la faille d’un algorythme qui n’était pas codé en temps constant, c’est à dire présentant des différences de temps d’exécution. L’indication d’un code PIN faux était plus rapidement donnée que celle de la confirmation d’un code exact. Arracher la carte permettait d’espérer que le compte mis en place pour éviter une attaque en force brute ne soit décrémenté.

Les attaques par injections de fautes ou FIA [2] en anglais, peuvent utiliser différentes techniques : l’injections par rayonnement lumineux (laser), par rayonnement électromagnétique, par perturbation d’horloge. Ces attaques génèrent des fautes sur les données (on parle de collage ou de Bit-flip) ou des fautes sur les instructions (saut d’instruction ou remplacement d’instruction). Ce sont des attaques utilisées notamment en rétro-conception d’algorithme ou dans un contexte de cryptanalyse. Les contre-mesures peuvent être physiques (comme un bouclier) ou logicielles (comme des redondances spatiales ou temporelles).


[1SCA est l’acronyme de Side Channel Analysis

[2FIA est l’acronyme de Fault Injection Attack